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Enfants témoins de mauvais traitements

Renseignements à l’intention des mères :

  • Sachez qu’il existe une raison expliquant le comportement de l’enfant et reconnaissez-le dans des mots qui lui conviennent. Les enfants s’inventeront des raisons pour le tumulte, souvent en se blâmant eux-mêmes, à moins que vous leur disiez ce qui se passe.
  • Dites à vos enfants qu’ils ne sont pas responsables des querelles.
  • Laissez-les s’exprimer sur les mauvais traitements. S’informer sur ses sentiments et en parler est un processus qui aide à comprendre ce qui se passe. Si vous n’êtes pas à l’aise d’en parler à votre enfant, demandez à une ou deux personnes en qui vous avez confiance de le faire.
  • Aidez les enfants à prévoir un plan de sécurité, soit un endroit où aller durant les querelles, des numéros où appeler, et assurez-vous qu’ils sachent qu’il n’est pas sécuritaire de s’interposer entre adultes qui se disputent.
  • Reconnaissez qu’ils peuvent avoir des émotions partagées envers le parent agresseur; ils peuvent continuer de l’aimer, mais détester son comportement.
  • Veillez à ce que votre enfant sache que le silence sur les mauvais traitements qui ont cours à domicile engendre parfois le même mutisme concernant des expériences négatives.
  • Aidez l’enfant à identifier d’autres sentiments que la haine et à trouver des façons sûres de les exprimer. Essayez d’observer et de commenter les bons comportements de votre enfant.
  • Indiquez de façon aussi précise que possible ce qui se passera dans la vie quotidienne. Les enfants confrontés à de mauvais traitements ont besoin d’être informés à l’avance de l’endroit où ils se trouveront et pendant combien de temps. Si votre enfant a de la difficulté à se séparer de vous, rassurez-le, dites-lui que vous serez en sécurité et que vous reviendrez.
  • Obtenez de l’aide pour vous-même. Il faut davantage de patience pour s’occuper d’un enfant qui réagit puisqu’il est témoin de mauvais traitements.

Renseignements à l’intention des enseignantes et des éducatrices en garderie

  • Essayez d’intégrer une discussion sur les sentiments dans les activités quotidiennes, ainsi que sur la façon de les exprimer, tout en les reconnaissant chez les autres. Certains enfants témoins de violence reconnaissent et expriment uniquement la colère. Un vocabulaire sur les émotions les aide à exprimer ce qu’ils ressentent.
  • La durée d’attention d’un enfant qui est témoin de violence est courte puisqu’il est constamment nerveux chez lui. Essayez de ne pas mettre trop l’accent de façon négative sur ce comportement et, si possible, appuyez l’enfant en redirigeant son énergie.
  • Essayez de discuter de comportements en utilisant les termes « sécuritaire et non sécuritaire » au lieu de « mauvais, bon, gentil et non gentil ». L’enfant a peut-être déjà une faible estime de soi et aura tendance à s’identifier à l’agresseur dans sa famille s’il entend à l’école qu’il n’est pas gentil.
  • La constance, la routine et un suivi sont très utiles pour aider un enfant qui fait face à la violence. Si possible, essayez de favoriser un sentiment de sécurité et de prévisibilité dans son environnement au moyen d’indications visuelles comme des horloges. Des mots et expressions renforçant l’estime de soi en donnant des exemples concrets de comportement positif (il est serviable en nettoyant, il partage sa collation) aident grandement à contrer les sentiments de dévalorisation et d’impuissance, surtout lorsqu’on les écrit.
  • Soyez aussi clair que possible concernant les règlements et les conséquences. Essayez d’éviter l’impression de punitions ou de décisions arbitraires. Les enfants témoins de violence ont souvent un vif sens de la justice.
  • Offrez à l’enfant un nombre limité de choix. Cela accroît son sentiment de contrôle sur son environnement. La patience est de mise concernant la prise de décision : il peut s’agir d’une période inhabituelle pour l’enfant. Indiquez-lui un délai.
  • Les enfants d’âge scolaire peuvent tirer profit de discussions sur les stéréotypes fondés sur les rôles masculins et féminins. Les garçons surtout ont besoin de savoir que le comportement de l’agresseur dans sa famille ne constitue pas le seul possible d’un homme.
  • Remettez en cause les stéréotypes de la culture populaire qui présentent l’impuissance et l’agression. Essayez de montrer d’autres façons de faire face aux problèmes.
  • Aidez l’enfant à identifier ses « systèmes de soutien », p. ex. des membres sûrs de la famille ou des adultes qui peuvent l’écouter.
  • Sachez que la mère de l’enfant fait de son mieux dans les circonstances. Soyez sensible à ses problèmes, sans la juger en raison de piètres compétences parentales, selon vous. Si vous constatez des habitudes ou des tendances qui semblent nuire à l’enfant ou le gêner, parlez-en à sa mère, mais sachez qu’elle ne sera pas nécessairement en mesure de prendre immédiatement des mesures ou de le faire de façon systématique.

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